Dans le vacarme de ce show médiatique qui a une pâle mais troublante analogie avec les campagnes électorales américaines, UNE question me tarabuste: la Gauche peut-elle mener en France une politique de progrès économique, scientifique et social sans un P.C. influant?
Lorsque l'on examine ce problème à la lumière d'un passé pas si lointain, on peut en douter. Depuis sa naissance en 1921, ce parti s'est opposé à tout ce qui était contraire à l'intérêt de notre pays et à celui des classes populaires, les deux étant inséparablement liés.
Par contre c'est avec lui, son soutien ou sa participation, selon le cas, qu'ont été réalisées les grandes avancées qui ont marqué cette période.
Ceux qui, aujourd'hui, à la veille du second tour, sont inquiets, à juste raison, d'une éventuelle victoire de Sarkosy, devraient être plus circonspects quant à celle de Ségolène Royal, contrainte, pour espérer l'emporter, de pencher dangereusement vers le Centre, ce nominatif édulcoré de la droite.
La seule façon de tempérer, puis de modifier les effets pervers de l'un ou l'autre cas de figure, sera de faire des élections législatives un tremplin citoyen pour envoyer sur les bancs de l'Assemblée Nationale un nombre important de députés communistes à la condition qu'ils soient porteurs d'un projet conforme à leur identité.
Cependant celà ne saurait suffire. Il faudra, surtout, revenir à cette conception de la société dont l'histoire est, selon l'expression de Marx, l'histoire de la lutte des classes; avec, bien entendu, tout l'engagement que celà implique.
Prochain thème: l'anticommunisme.
Olivier du Pech Bélet
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