dimanche 15 avril 2007

A – Propos

Dans la revue « Marianne » de début avril, J F Kahn jette une passerelle méhodologique entre l’intolérance intellectuelle de l’extrême – droite d’avant et les « Staliniens » de l’après – guerre- celle de 39-45 s’entend -. Cet amalgame dénote : soit une inquiétante prédilection pour la méthode Coué, soit une mémorisation lacunaire de l’histoire du PCF. En tout cas, une propension évidente à la parodie sémantique.
Pour écouter mon objection, je rappellerai à ce brillant intellectuel propos tenus avec insistance, par Maurice Thorez, au sein de la Troisième Internationale, au nom de ce qui était mon parti. Il y plaidait éloquemment pour la liberté de création dans tous les domaines de l’Art, s’opposant ainsi, de fait, à la thèse du « réalisme socialiste » des communistes russes.
Pour nous à cette époque-là, être solidaire du seul pays où le contrôle des richesses avait été confisqué aux capitalistes relevait d’un internationalisme prolétarien conséquent. Cela ne supposait nullement l’abandon de notre spécificité nationale, notamment dans le domaine des libertés, fil conducteur des rudes et séculaires combats de notre peuple.

Un ancien militant du PCF qui a su accepter, comme l’a si bien dit Beaumarchais : « cet épineux fardeau qu’on nomme vérité »
Olivier du Pech Bélet

Additif

Cette semaine, Guy Konopnicki, revient à la charge. Evoquant la « chasse aux sorcières » lancée contre les communistes ou supposés tels, dans la Pologne – plus pro-américaine qu’européisme- d’aujourd’hui, il réserve sa compassion aux anciens des Brigades Internationales. Ceux ci la méritent, certes, en raison des comportements indignes dont beaucoup furent victimes de toutes parts. Mais pourquoi faire si peu de cas de tous les autres, dont le seul « forfait » aura été d’occuper un poste dans la fonction publique avant la chute de l’ancien régime ?
Je constate, hélas, qu’il existe des ségrégations de tous ordres!

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