Les résultats du premier tour de la "Présidentielle" m'inspirent quelques réflexions spontanées et amères. J'ai milité pour le NON au projet de traité constitutionnel européen. C'est avec satisfaction que j'ai enregistré son rejet par le corps électoral en 2005. Or, je suis aujourd'hui abasourdi par le caractère versatile et l'inconséquence de celui-ci. En effet, il vient de plébiciter pour le second tour de fervents partisants de ce texte que l'un ou l'autre s'apprête à nous resservir allégé, peut-être, mais tout aussi indigeste.
La diversité des opposants à ce traité et la dynamique qu'elle avait engendré laissait présager une suite logique et constructive à cette union des tendances anti-libérales: une candidature unique et donc crédible. Je me rends compte après les péripéties de la campagne combien cet espoir était utopique.
Les figures emblématiques de ce rassemblement populaire sont vite retombées dans le chaudron de la cuisine politicienne. Elles ont essayé d'exploiter à leur profit la notoriété qu'elles avaient acquise à cette occasion.
A l'exception de Montebourg et Mélanchon qui, opportunistes, ont vite rejoint le giront du PS, pour les autres les conséquences sont catastrophiques. Ils ont obtenu des résultats dérisoires qu'ils vont, désormais, piteusement trimbaler.
Il en est, dont le sort m'indiffère, mais je suis particulièrement affecté par l'effondrement du P.C.F. J'en ai été membre pendant plus de 30 ans. Je l'ai quitté en raison de désaccords profonds avec les orientations imposées pas une direction en inadéquation avec la "base" et incapable de réagir salutairement à des situations inédites générées pas des évènements extérieurs.
Cependant je l'ai toujours soutenu -électoralement parlant- avec l'espoir qu'il se ressaisirait un jour. Il est maintenant à la croisée des chemins. Son choix scellera son avenir. Il y a des renoncements qui finissent par lasser les plus confiants.
Ceci n'est pas une conclusion. Je reviendrai prochainement sur ce sujet.
Olivier du Pech Belet
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