Un vieux refrain, les jours moroses,
Quand la colère défilait
Sous des pancartes en vers, en prose,
Rythmait nos pas sur les pavés.
Il parlait de pain et de roses
Pour ceux des mines et des chantiers;
Artisans de si belles choses
En verre, en bois, en fer forgé.
Pour ceux qui triment dans la plaine
Et sur les coteaux embrasés.
Ceux qui courent à perdre haleine
Derrière des rêves brisés.
Tous ceux dont la sueur féconde
Est sans cesse dévaluée
A toutes les Bourses du monde
Où le profit tient le guichet.
Ceux dont le ventre creux résonne
Comme le glas à un clocher
Et qui meurent sans que personne
Prie Dieu pour les rassasier
Pour les enfants- soldats d' Afrique
D'Asie et de partout ailleurs
Que des racoleurs impudiques
Prostituent au bal des Horreurs.
Ceux dont le parcours ébauché
Débute entre des écueils:
Portes à peine entre baillées
Dont le mépris garde le seuil;
Et qui retournent, l'œil hagard,
Révoltés, au point de départ:
Rond- point de tous les désespoirs.
Enfin ceux qui lèvent la tête
Pour affronter au corps à corps
Le vent qui sème la tempête
Qui balaiera sans un remords
Les prédateurs de la planète
Bardés d'un orgueil cousu d' or.
Piéro Cabanel
mardi 28 octobre 2008
vendredi 25 avril 2008
Mea Culpa !
Plaide coupable camarade
Comble tes juges vaniteux
Fais leur entendre la chamade
De tes rêves audacieux
Honteux, fais amende honorable
Renie tes justes arguments
Consens, désormais raisonnable
De rentrer soumis dans le rang
Là repends toi, fais pénitence
Pour ta logique et ton orgueil
Change ta révolte en silence
Ta conscience en portefeuille
Fais ton méa culpa mon frère
De t'être crû l'alter- ego
De chaque Puissant de la terre
Comme l'a proclamé Rousseau
De prétendre que l'injustice
N'est pas une fatalité
Et qu'un riche feu d'artifices
Exige trop d'obscurité
D'avoir eu le culot, l'audace
De prêcher l'UnionSacrée
Aux hommes de toutes les races
Au nom de leur humanité
Puis proclamer, erreur fatale
Sacrilège l'esprit chauvin
Et chanté l'Internationale
Avec ton copain de Berlin
Lorsque vous luttiez, solidaires
A Madrid ou en Aragon
En maudissant lui, les "Junkers"
Et toi la Non- Intervention
Quand malgré tous les sacrifices
Arrogante, la croix gammée
Flotta sur les grands Edifices
De notre pays enchainé
Au nomde la France indomptée
Refusé l'agenouillement
Et sur la braise Liberté
Soufflé jusqu'à l'embrasement
D'être descendu dans la mine
Humaine et sombre fourmillière
Dont seul le grisou illumine
La destinée des prolétaires
Et le charbon de leur berlines
Les palaces des milliardaires.
Toi tu voulais que la lumière
Eclaire tout sans distinction:
La raison des folies guerrières
La guerre faite à la Raison
Contrairement à la logique
Mais " Errare humanum est"
Tu affirmais, thèse utopique,
Que le soleil se lève à l'Est.
En soutenant à la légère
Ce théorème irrationnel
Tu devenais un auxilliaire
D'impardonnables criminels.
Sous les flots de leurs turpitudes
Qui engloutirent corps et biens:
L'insupportable Servitude,
Les oripaux d'un joug Ancien;
On devine de noirs abysses
Au fond desquels va reposer,
Vain et sordide sacrifice,
Une espérance naufragée.
Dont le sommeil au fond de l'onde
Est peuplé de rêves secrets
Où brille l' Avenir du Monde
Piero Cabanel
,
Comble tes juges vaniteux
Fais leur entendre la chamade
De tes rêves audacieux
Honteux, fais amende honorable
Renie tes justes arguments
Consens, désormais raisonnable
De rentrer soumis dans le rang
Là repends toi, fais pénitence
Pour ta logique et ton orgueil
Change ta révolte en silence
Ta conscience en portefeuille
Fais ton méa culpa mon frère
De t'être crû l'alter- ego
De chaque Puissant de la terre
Comme l'a proclamé Rousseau
De prétendre que l'injustice
N'est pas une fatalité
Et qu'un riche feu d'artifices
Exige trop d'obscurité
D'avoir eu le culot, l'audace
De prêcher l'UnionSacrée
Aux hommes de toutes les races
Au nom de leur humanité
Puis proclamer, erreur fatale
Sacrilège l'esprit chauvin
Et chanté l'Internationale
Avec ton copain de Berlin
Lorsque vous luttiez, solidaires
A Madrid ou en Aragon
En maudissant lui, les "Junkers"
Et toi la Non- Intervention
Quand malgré tous les sacrifices
Arrogante, la croix gammée
Flotta sur les grands Edifices
De notre pays enchainé
Au nomde la France indomptée
Refusé l'agenouillement
Et sur la braise Liberté
Soufflé jusqu'à l'embrasement
D'être descendu dans la mine
Humaine et sombre fourmillière
Dont seul le grisou illumine
La destinée des prolétaires
Et le charbon de leur berlines
Les palaces des milliardaires.
Toi tu voulais que la lumière
Eclaire tout sans distinction:
La raison des folies guerrières
La guerre faite à la Raison
Contrairement à la logique
Mais " Errare humanum est"
Tu affirmais, thèse utopique,
Que le soleil se lève à l'Est.
En soutenant à la légère
Ce théorème irrationnel
Tu devenais un auxilliaire
D'impardonnables criminels.
Sous les flots de leurs turpitudes
Qui engloutirent corps et biens:
L'insupportable Servitude,
Les oripaux d'un joug Ancien;
On devine de noirs abysses
Au fond desquels va reposer,
Vain et sordide sacrifice,
Une espérance naufragée.
Dont le sommeil au fond de l'onde
Est peuplé de rêves secrets
Où brille l' Avenir du Monde
Piero Cabanel
,
Assez de caquets !
Ah ! Vous pouvez philosopher
Et vous gausser et puis médire
De l'Aurore qui s'est levée
Du feu des canons du navire
Jamais, jamais n'échangerai
Contre dollars ou un empire
Vos leçons de moralité
Pour ce qui fût et qui chavire
La Commune aussi échoua
On l'accusa de forfaiture
Mais c'est Versailles qui porta
Le sceau de la flétrissure
Le soleil d' Octobre rougit
La chevelure de l'érable
Et sur les pavés cramoisis
Sécha le sang des misérables
Rouge le sang des révoltés
Versé au crédit de l'Histoire
Dont l'immense fécondité
Enfantera d'autrs victoires
Pierrot Cabanel
6 novembre 1997
Et vous gausser et puis médire
De l'Aurore qui s'est levée
Du feu des canons du navire
Jamais, jamais n'échangerai
Contre dollars ou un empire
Vos leçons de moralité
Pour ce qui fût et qui chavire
La Commune aussi échoua
On l'accusa de forfaiture
Mais c'est Versailles qui porta
Le sceau de la flétrissure
Le soleil d' Octobre rougit
La chevelure de l'érable
Et sur les pavés cramoisis
Sécha le sang des misérables
Rouge le sang des révoltés
Versé au crédit de l'Histoire
Dont l'immense fécondité
Enfantera d'autrs victoires
Pierrot Cabanel
6 novembre 1997
dimanche 13 avril 2008
EN GUISE DE PRESCRIPTION.
Ô Nicolas arrêtes toi
D'aller, venir, de ci, de là
Car à chacun de tes voyages
Tu chois de bourde en cafouillage
Et tu barbouilles ton image
Narcissique et vain personnage!
Crois moi, crois moi, ô Nicolas
Dorénavant ne franchis pas
Les limites de notre Etat
Sans ta belle épouse Carla.
Nous l'avons vue en Angleterre
Eclipser lords et Reine Mère.
Tu l'aurais prise à Bucarest
Nous aurions à nos pieds tout l'Est
Des Carpates à la Mer de Chine
Et du Caucase aux Philippines
Les chefs d'Etats se presseraient
Sur le perron de l'Elysée
Avec les bras pleins de présents,
Parfums et joyaux d'Orient
Et des contrats en abondance
Pour revigorer nos finances
Et pour caser in- extenso
Tous les "zincs" de Serge Dassault
Ton cher ami fort mécontent
De ta soumission à l'OTAN
Car les avionneurs yankee
Ont de féroces appétits
Et s'ils veulent bien partager
C'est avant tout les pots cassés
Tu vois mon petit Nicolas
Ton pote aussi est las de toi!
G. Le Roncier
D'aller, venir, de ci, de là
Car à chacun de tes voyages
Tu chois de bourde en cafouillage
Et tu barbouilles ton image
Narcissique et vain personnage!
Crois moi, crois moi, ô Nicolas
Dorénavant ne franchis pas
Les limites de notre Etat
Sans ta belle épouse Carla.
Nous l'avons vue en Angleterre
Eclipser lords et Reine Mère.
Tu l'aurais prise à Bucarest
Nous aurions à nos pieds tout l'Est
Des Carpates à la Mer de Chine
Et du Caucase aux Philippines
Les chefs d'Etats se presseraient
Sur le perron de l'Elysée
Avec les bras pleins de présents,
Parfums et joyaux d'Orient
Et des contrats en abondance
Pour revigorer nos finances
Et pour caser in- extenso
Tous les "zincs" de Serge Dassault
Ton cher ami fort mécontent
De ta soumission à l'OTAN
Car les avionneurs yankee
Ont de féroces appétits
Et s'ils veulent bien partager
C'est avant tout les pots cassés
Tu vois mon petit Nicolas
Ton pote aussi est las de toi!
G. Le Roncier
dimanche 6 avril 2008
Réquisitoire liminaire
Les élections municipales en France ont permis, fort à propos, d'occulter les résultats d'un référendum qui s'est déroulé au coeur de l'Europe. Le 9 mars, en Hongrie, les électeurs devaient répondre à trois questions: "Etes- vous d'accord pour payer tout ou partie: 1 - des visites médicales - 2- du séjour hospitalier - 3- de l'instruction de vos enfants?"
A plus de 80% les Hongrois ont voté contre ces mesures que le gouvernement avait imposées afin de donner aux Instances européennes des gages de son zèle à libéraliser des secteurs qui relevaient, jusque- là, de ses attributions - c'est à dire du domaine public.
En outre, les syndicats de ce pays ont pris l'initiative d'une pétition nationale qui a recueilli un million de signatures parmi une population de onze millions d'habitants. Elle demande au Président de la République de ne pas ratifier la loi sur la privatisation de la Sécurité Sociale.
Ainsi donc, les référendums de 2005 en France et aux Pays -Bas, celui de Hongrie aujourd'hui; les luttes ouvrières qui se multiplient d'Est en Ouest témoignent du refus des couches populaires du Vieux Continent d'un type de société marqué par: la mise en pièces des législations sociales, les tracas financiers des ménages dûs aux retraites et salaires insuffisants pour supporter des hausses de prix inconsidérées; le chômage endémique; la pauvreté, qui atteint le degré de gravité d'une contagion; la précarité galopante- source d'angoisse du lendemain- pour la majorité de la population- alors que les privilégiés du Pouvoir et de l'Argent s'octroient des revenus exorbitants et mènent un train de vie indécent au regard de ceux qui peinent et qui, malgré çà, sont empêtrés dans un magma de difficultés imméritées.
Au travers de préoccupations matérielles communes, de luttes convergentes, de rejets électoraux successifs, apparaît une volonté collective de sortir de cet impasse social déplorable, indigne de notre temps et des moyens impressionnants dont l'homme dispose;
Les peuples de notre continent dans leur richesse et leur diversité dessinent eux-mêmes le schéma de l'Europe qu'ils souhaitent et qu'ils bâtiront pour entreprendre et vivre ensemble de grandes et belles choses dignes de leur passé et garantes de tout leur avenir. En attendant, le combat continue!
Collectif du 29 Mai du canton de Tuchan
A plus de 80% les Hongrois ont voté contre ces mesures que le gouvernement avait imposées afin de donner aux Instances européennes des gages de son zèle à libéraliser des secteurs qui relevaient, jusque- là, de ses attributions - c'est à dire du domaine public.
En outre, les syndicats de ce pays ont pris l'initiative d'une pétition nationale qui a recueilli un million de signatures parmi une population de onze millions d'habitants. Elle demande au Président de la République de ne pas ratifier la loi sur la privatisation de la Sécurité Sociale.
Ainsi donc, les référendums de 2005 en France et aux Pays -Bas, celui de Hongrie aujourd'hui; les luttes ouvrières qui se multiplient d'Est en Ouest témoignent du refus des couches populaires du Vieux Continent d'un type de société marqué par: la mise en pièces des législations sociales, les tracas financiers des ménages dûs aux retraites et salaires insuffisants pour supporter des hausses de prix inconsidérées; le chômage endémique; la pauvreté, qui atteint le degré de gravité d'une contagion; la précarité galopante- source d'angoisse du lendemain- pour la majorité de la population- alors que les privilégiés du Pouvoir et de l'Argent s'octroient des revenus exorbitants et mènent un train de vie indécent au regard de ceux qui peinent et qui, malgré çà, sont empêtrés dans un magma de difficultés imméritées.
Au travers de préoccupations matérielles communes, de luttes convergentes, de rejets électoraux successifs, apparaît une volonté collective de sortir de cet impasse social déplorable, indigne de notre temps et des moyens impressionnants dont l'homme dispose;
Les peuples de notre continent dans leur richesse et leur diversité dessinent eux-mêmes le schéma de l'Europe qu'ils souhaitent et qu'ils bâtiront pour entreprendre et vivre ensemble de grandes et belles choses dignes de leur passé et garantes de tout leur avenir. En attendant, le combat continue!
Collectif du 29 Mai du canton de Tuchan
samedi 5 avril 2008
Variations sur la laïcité.
Monsieur le Président j'écris cette ballade
Pour couper court à vos mystiques incartades
Servies mal à propos et fort servilement
Aux dévots à Paris, à Riad, à Latran.
Je le dis tout de go sans crainte et sans ambages
Au risque d'attirer sur ma tête l'orage
Le courroux la tempête et tous les feux du ciel
Je ne crois, il est vrai, dans ce monde cruel
Ni au Sauveur Suprême ou au Père Eternel
Et pourtant j'ai choisi amis et relations
Sans aucun préjugé hormis envers les cons
Et le Coran, la Bible ou l'Ancien Testament
Ne m'ont jamais laissé sourd ou indifférent.
Par ces Livres pieux sur la terre où nous sommes
Dieu partage la vie de multitudes d' hommes
Mais nous les héritiers du Siècle des Lumières
Nous recherchons ailleurs les vérités premières
Qu'Il les mette à genoux ou qu'Il les indiffère
A chacun sa Raison à chacun son Mystère.
La République doit magnifique et immense
Sous son manteau ardent aux couleurs de la France
Protéger ses enfants sans choix sans exception
Ceux de Voltaire et ceux de toutes confessions
Des vaines tentations des querelles iniques
Pour imposer à tous une pensée unique.
Notre richesse naît de la diversité
De notre Histoire vit notre laïcité.
A la reconquérir sont allés au trépas
Ceux qui croyaient au Ciel, ceux qui n'y croyaient pas.
Monsieur le Président de la Nation française
Vos professions de foi me mettent mal à l'aise
Si vous voulez prier pour la paix de votre âme
Choisissez donc les bancs sacrés de Notre Dame
Mais pour louer le Ciel de vos fervents cantiques
Evitez les micros et les places publiques!
Piero Cabanel
Pour couper court à vos mystiques incartades
Servies mal à propos et fort servilement
Aux dévots à Paris, à Riad, à Latran.
Je le dis tout de go sans crainte et sans ambages
Au risque d'attirer sur ma tête l'orage
Le courroux la tempête et tous les feux du ciel
Je ne crois, il est vrai, dans ce monde cruel
Ni au Sauveur Suprême ou au Père Eternel
Et pourtant j'ai choisi amis et relations
Sans aucun préjugé hormis envers les cons
Et le Coran, la Bible ou l'Ancien Testament
Ne m'ont jamais laissé sourd ou indifférent.
Par ces Livres pieux sur la terre où nous sommes
Dieu partage la vie de multitudes d' hommes
Mais nous les héritiers du Siècle des Lumières
Nous recherchons ailleurs les vérités premières
Qu'Il les mette à genoux ou qu'Il les indiffère
A chacun sa Raison à chacun son Mystère.
La République doit magnifique et immense
Sous son manteau ardent aux couleurs de la France
Protéger ses enfants sans choix sans exception
Ceux de Voltaire et ceux de toutes confessions
Des vaines tentations des querelles iniques
Pour imposer à tous une pensée unique.
Notre richesse naît de la diversité
De notre Histoire vit notre laïcité.
A la reconquérir sont allés au trépas
Ceux qui croyaient au Ciel, ceux qui n'y croyaient pas.
Monsieur le Président de la Nation française
Vos professions de foi me mettent mal à l'aise
Si vous voulez prier pour la paix de votre âme
Choisissez donc les bancs sacrés de Notre Dame
Mais pour louer le Ciel de vos fervents cantiques
Evitez les micros et les places publiques!
Piero Cabanel
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